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REC! · Éditions précédentes

Biennale européenne de la créativité 2023

La deuxième édition de la Biennale européenne de la créativité, au Shadok à Strasbourg, autour de la low-tech, des intelligences numériques et de l’exploration de la société.

Façade du Shadok pendant la Biennale européenne de la créativité 2023

Les 22 et 23 septembre 2023, la deuxième Biennale européenne de la créativité s’est tenue au Shadok, à Strasbourg. Deux jours, quarante-six séquences, quatre-vingt-six intervenant·es, plus de six cents visiteur·euses. Une édition resserrée dans le temps et dans l’espace, mais élargie de l’autre côté du Rhin.

Voir l’affiche (PDF) ↓ Programme 2023 (PDF) ↓

L’ambition

La deuxième édition a conservé les fondations de 2021 (vitrine de solutions, espace de réflexion, laboratoire d’expérimentation) en y ajoutant une dimension que la première n’avait qu’esquissée : la coopération transfrontalière, devenue un principe de construction plutôt qu’une intention affichée. Anne Coreau, présidente d’accro, en résumait l’objectif : fédérer les acteurs des ICC du territoire, faire connaître au grand public les projets qui émergent, et encourager les porteur·euses à s’affirmer sur la scène européenne. Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole, rappelait le lien avec le Pacte pour une économie locale durable.

Une édition transfrontalière

Le choix d’un lieu unique, le Shadok, a permis de concentrer les moyens sur la dimension franco-allemande. La programmation a été construite avec Spielfabrique, Kultur und Kreativwirtschaft Karlsruhe, LINK et arte ; accro s’est associée à la Kunstschule d’Offenburg. Ateliers en deux langues, traduction simultanée des tables rondes (casques prêtés par l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau), accueil et communication bilingues. Des contenus accessibles sans barrière de langue (jeu vidéo, musique, réalité virtuelle) répondaient à la même volonté de mixité des publics. Zone de chalandise élargie : Eurométropole, Karlsruhe, Offenburg et l’Eurodistrict, Alsace.

Les trois thématiques

Low-tech et réinvention

Sobriété technique et réemploi : exposition de design carcéral « On fait avec ce qu’on a » de Tristan-Moana Engel, installation « Chaud Time » (Black Leaf, ATTA02, Ben Jack Nash), projection du documentaire Low Tech, les bâtisseurs du monde d’après, ateliers (tufting, upcycling, broderie, crochet, radios transformées en enceintes bluetooth).

Intelligences numériques

L’Artothèque VR de L’Ososphère (soutenue par Tango&Scan, avec le Festival européen du film fantastique), le Playground de la Longevity Music School, deux jeux alternatifs de Random Bazar (RotoRing et SUPER), l’expédition immersive « Éternelle Notre-Dame » et l’atelier « Les magiciens du numérique » d’Orange, et la balade au casque du musicien Nebbiu.

Explorer la société

Soin, inclusion et place de la création dans les politiques publiques : la Maison de l’éducation thérapeutique des HUS (La Fabrique de l’hospitalité, Ateliers RTT), une intervention sur le Care Design d’Abigaël Willard, « Appartement-témoins » de Lucile Rimbert, l’assistant numérique Marcel de Familles Solidaires, et l’Art Thinking présenté par Nil Samar. Trois parcours transversaux (design, musique, audiovisuel) et un parcours professionnel ponctué de networking.

Les temps forts

  • Challenge ton projet : un jury sur mesure (Orange, EM Strasbourg, Pépite Etena) devant lequel les porteur·euses se confrontaient.
  • L’Industrie Magnifique : table ronde avec Jean Hansmaennel sur l’art et l’industrie dans l’espace public.
  • Coopération transfrontalière dans le domaine culturel : avec la Collectivité européenne d’Alsace et Karlsruhe.
  • Modema : performance sonore et visuelle de François Delamarre (verre, lumière, synthétiseur modulaire), suivie d’un échange avec le CIAV de Meisenthal et L’Ososphère.
  • Le Troc créatif et les concerts (Nebbiu, Las Baklavas).

Le bilan

46 séquences (14 ateliers, 10 keynotes, 9 expérimentations, 6 tables rondes, 4 concerts, 3 expositions), 86 intervenant·es, plus de 600 visiteur·euses sur deux jours. Les formats participatifs et les expérimentations interactives ont mieux fonctionné que les conférences, ce qui a orienté la réflexion sur la suite. Communication via le site dédié la-biennale.eu, 1 000 programmes imprimés, 100 affiches A3 et 80 mobiliers urbains numériques.

Financement & partenaires

Financement : État (préfecture Grand Est), Région Grand Est. Partenaires : Ville et Eurométropole de Strasbourg, Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, arte, Fabéon, L’Industrie Magnifique, Université de Strasbourg, Longevity Music School, Hochschule Offenburg, Kunstschule Offenburg, Orange, Kultur- und Kreativwirtschaft Karlsruhe, IDeE, LISAA, Offenburg Games, Les Ensembles 2.2, Festival européen du film fantastique de Strasbourg, ADEUS. Direction : Sophie Madjibé. Conception graphique : ramel·luzoir. Crédits photo : Bartosch Salmanski et Yannick Calvez.

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